Archives expositions personnelles France

  Michel Blazy, Flore intestinale

  Le Parvis, Ibos

  17.01 - 15.03.2014

Communiqué de presse


Après plusieurs mois de travaux dus à l’agrandissement du centre commercial qui l’abrite, le centre d’art du Parvis est à nouveau prêt à vous accueillir ! Cette année 2014 qui voit l’inauguration de nouveaux espaces est d’autant plus importante que Le Parvis fête également ses 40 ans d’existence. Redimensionné, lumineux et aérien, le nouveau centre d’art contemporain du Parvis déploie ses surfaces d'exposition sur 300m2 et profite d'une belle hauteur sous plafond de 4m,50. Autant dire que cet édifice aux tons clairs et aux grandes baies vitrées présente de nombreux atouts pour le développement de projets d'art contemporain de tous formats et de toutes natures !


Et de nature ou de vivant plus précisément il est question avec l’exposition Flore Intestinale de Michel Blazy qui fête l’inauguration du nouveau centre d’art - un artiste majeur de la scène française dont l'univers iconoclaste se déploie depuis les années 90 dans les plus grandes institutions et collections nationales et internationales.






























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Michel Blazy, Flore intestinale, Le Parvis, Ibos

Exposition du 17 janvier au 15 mars 2014. Centre d’art du Parvis, route de Pau - 65420 Ibos. Ouverture du mardi au samedi de 11h à 13h et de 14h à 18h30. Entrée libre.

© ArtCatalyse / Marika Prévosto 2014. Tous droits réservés

L’exposition Flore Intestinale de Michel Blazy fête son inauguration. Michel Blazy aborde l’espace d’exposition de la meilleure manière qui soit, tel un scientifique qui mène une expérience dans son laboratoire. L’exposition Flore Intestinale se présente comme un « work in progress », un laboratoire artistique où des oeuvres performatives, toutes produites pour l’occasion, s’activent, se font et se défont au fil du temps. Pour ce faire, l’artiste utilise toute une gamme de matériaux et d’objets insolites, de ceux qu’on trouve dans les cuisines et les jardins plutôt que dans les espaces d’art contemporain. Purées de carottes ou de brocolis, croquettes pour chiens et chats, boules de coton arrosées de jus de lentilles, crèmes dessert, pâtes alimentaires crues font partie de son répertoire des matières. Ainsi que des matières étranges, comme la mousse à raser, les bouteilles en plastique, et toutes sortes de végétaux, d’insectes et d’autres animaux… L’œuvre s’élabore dans une activité modeste et lente qui consiste à observer, laisser pousser, puis attendre que l’œuvre moisisse dans une mise en scène presque invisible à l’œil nu.


La particularité du travail de Michel Blazy, outre l’utilisation d’un matériau précaire et la fascination enfantine pour l’observation du vivant, est qu’il laisse l’œuvre faire l’expérience du temps, tout en lui permettant de s’affranchir du geste artistique qui abandonne très vite toute tentative de contrôle sur elle. En matière de germination ou de décomposition, les formes ne semblent en effet jamais pouvoir être déterminées par avance. Tel ce verre de vin incrusté dans un mur qui par capillarité finit par teinter partiellement la cimaise, le lent assèchement d’un tunnel géant constitué de crème chocolat, l’excrétion aléatoire de liquides improbables jaillissant des murs ou la fabrication de saucisses par ces mêmes parois… Enfin, le corps du visiteur, comme activateur de particules, qui peut interagir avec certaines de ces pièces.


L’artiste, tout en travaillant principalement avec la nature, ne s’intéresse en réalité qu’au vivant, et plus précisément aux mécanismes qui le définissent : transformation, alimentation, reproduction, autogestion, en somme le cycle de naissance et de mort. L’œuvre de Michel Blazy, que l’évolution des matières rend nécessairement vivante, est de fait confrontée au risque d’une disparition, contournée par l’artiste à renfort de protocoles, recettes et rituels de réactivation. Les notices qu’il réalise sont en même temps autant de stratégies de sabotage visant l’impermanence de ses créations dans une forme d’utopie qui pense son activité comme un art de la transmission et du partage.

Vue de l’exposition Flore Intestinale, Michel Blazy au centre d’art du Parvis, Ibos, 2014

Vue de l’exposition Flore Intestinale, Michel Blazy au centre d’art du Parvis, Ibos, 2014

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