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Jean-Yves Brélivet, Greffes au musée

Archives expositions personnelles France

  Jean-Yves Brélivet, Greffes au musée
  Musée des beaux-arts, Pont-Aven
  14.05- 18.09.2011

Communiqué de presse

La Nuit des musées a constitué pour l'artiste Jean-Yves Brélivet l'occasion d'amorcer un dialogue entre quelques oeuvres de la collection permanente du musée de Pont-Aven et certaines de ses propres productions. Le principe de rapprochement, propice à l'amalgame ou au dérapage, récurrent dans le travail de l'artiste, a trouvé là une autre échelle. Le téléscopage des oeuvres a engendré un titre de synthèse suivi d'un texte résonance explicatif rédigé par Jean-Yves Brélivet.

Après sa formation à l'Ecole des Beaux-arts de Paris au milieu des années 1960, Jean-Yves Brélivet interrompt sa pratique de la peinture et adopte la sculpture comme mode d'expression privilégié. A partir de ce moment, il s'intéresse en effet à la capacité de présence du volume. Il multiplie durant les années 1970 des expériences très diverses, développe des séries de sculptures déjà réalistes et se produit dans la rue ou le musée lors de performances.

De cette période il retient tout d'abord la capacité du monde animal à raconter les maux et travers de l'espèce humaine. Ainsi, il rassemble les sculptures qu'il réalise depuis le début des années 1980 sous le titre générique du "Tango des espèces". La littérature, et en particulier La Fontaine, a souvent eu recours à l'animal comme métaphore de l'homme.

Pourtant, chez Jean-Yves Brélivet, les animaux sont souvent convoqués pour eux-mêmes, en tant que premières victimes des déséquilibres du monde. Pas d'écologisme naïf dans une telle position, mais une manière de souligner l'arrogance avec laquelle l'homme se considère à l'égard de l'écosystème de la planète. Les sculptures naissent d'un sentiment d'urgence à réagir à une situation donnée, de celles qui rendent le monde parfois insupportable.

La singularité de son oeuvre est de donner corps, dans un premier temps par le dessin, à une sculpture représentant un animal aisément identifiable. L'artiste y témoigne de sa perception du monde, non pas de façon documentaire ou même militante mais avec la distance volontaire que lui permettent ces figures anachroniques, presque kitsch.

C'est une caractéristique du travail de Jean-Yves Brélivet que la réalisation d'un bestiaire, d'une facture souvent proche du merveilleux. La matière est lisse et brillante, affirmant d'emblée l'artificialité du matériau utilisé, la résine polyester et la fibre de verre. Les couleurs sont franches ou plus nuancées mais ne cherchent en aucun cas le naturalisme.


















 







Exposition du 14 mai au 18 septembre 2011 en partenariat avec le Fonds régional d'art contemporain Bretagne. Musée des Beaux-arts - 29930 Pont-Aven. Tél.: 02 98 06 14 43. Ouverture tous les jours, en juillet et août de 10h à 19h, en septembre de 10h à 12h30 et de 14h à 18h30.



Chaque oeuvre de Jean-Yves Brélivet mise en compagnie des oeuvres de la collection du musée s’accompagne d’un texte fourni pour la relation entretenue avec la pièce choisie.

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