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Dominique Bailly, Sculptures, dessins

Archives expositions personnelles France

  Dominique Bailly, Sculptures, dessins
  Collégiale Sainte-Croix, Loudun  
  18.02- 29.04.2012

Communiqué de presse


Du 18 février au 29 avril, la Collégiale Sainte-Croix de Loudun accueille l’artiste Dominique Bailly pour une exposition de diverses oeuvres créées tout au long de son parcours.

Dominique Bailly a sélectionné, pour cette exposition, des oeuvres en adéquation avec le bâtiment recherchant ainsi une harmonie avec l’architecture.


Ses Sphères en bois de différentes essences ainsi que le Croissant de lune, un immense anneau d’aluminium, font ainsi écho aux formes architecturales du bâtiment (rosace et arcs en plein-cintre) mais également à ce vocabulaire symbolique qu’est le cercle. Quand à la Colonne, malgré ses formes sinueuses révélant son caractère naturel, elle n’est pas sans rappeler les imposantes colonnes de style bourguignon qui habillent et soutiennent les voûtes du choeur de l’église.

 

Certaines oeuvres témoignent également de son empathie pour les arbres ayant subi le courroux de la nature lors d’orage ou de tempête. Ainsi, ses grandes empreintes au goudron, mémoires de la tragédie, côtoient-elles les sculptures qui en résultent, une seconde vie pour ces arbres : après nettoyage du matériau, l’artiste met au jour les formes naturelles, jusqu’alors invisibles, de ces bois. S’opère alors un parallèle avec l’édifice qui les accueille, lui-même victime de l’Histoire et du Temps (incendie en 1558, profanation à la révolution...) avant qu’il ne fasse peau neuve et ne se métamorphose en un lieu de culture.










 







Exposition du 18 février au 27 mai 2012. Collégiale Sainte-Croix, place Sainte-Croix - 86200 Loudun. Tél.: +33 (0)5 49 98 62 00. Ouverture du mardi au dimanche de 14h à 18h.

Dominique Bailly est sculpteur. Elle vit et travaille à Paris et en Touraine. Depuis le milieu des années soixante-dix, son travail témoigne d'une relation contemplative avec les sites naturels qu'elle a choisis comme lieu de vie.


Sa démarche artistique qui se fonde essentiellement sur la relation au paysage suit deux voies : la réalisation de sculptures en atelier et l'intervention directe dans le paysage.

Dans l’atelier, elle privilégie la pratique intime du matériau et la recherche sur la forme.


Elle s'applique chaque fois "à réunir la rigueur formelle d'une géométrie à l'étrangeté des figures cachées à l'intérieur de l'arbre".

Tronçons de chêne, formes elliptiques en hêtre, sphères de séquoia d'un mètre de diamètre, peuplent sa création. Pour de telles oeuvres, elle recourt souvent à la série dont elle organise ensuite la présentation sous forme d'installations. L'artiste dispose ses pièces de façon à suggérer un parcours tout en laissant au regardeur toute latitude de circuler à sa guise.


Intervenant directement sur le milieu naturel, elle crée des architectures végétales, des événements, des installations qui sculptent l'espace. Dans le passage de l'atelier au travail direct dans le paysage, elle procède du même principe de révélation d'une forme, d'un sens, d'une histoire cachée. L'intervention, qui tient du jardinage et du travail de fouille, met à jour les éléments les plus significatifs découverts lors du repérage, et tend à exalter l'esprit du lieu.

Ces oeuvres en appellent au déplacement du promeneur, guide sa découverte progressive du paysage, et l'inclut comme participant dans le lieu dont il explore les rythmes et la topographie. C'est la notion de « sculpture promenade » que l'artiste a conçue dans la familiarité des alignements mégalithiques.


Pour les interventions directement articulées à un projet architectural, elle cherche à créer une dialectique entre l’oeuvre, le paysage et l’architecture, en prenant en compte le lieu et son environnement dans leurs dimensions historiques, spatiales et fonctionnelles. Dans ce contexte l’oeuvre n’est pas « un objet à voir » mais plus « un espace à vivre », construite pour un site spécifique.


La pratique du dessin a toujours accompagnée ses recherches sur la forme, dans son travail de sculpture. L’insistance d’un même motif à travers plusieurs techniques est manifeste sans pour autant que les dessins constituent de véritables travaux préparatoires. Le travail en deux dimensions de Dominique Bailly, au-delà de la question du rapport à l’espace, interroge largement le paysage et les « matériaux » qui le constituent.

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