Daniel Buren, La Coupure, travail in situ
  Musée Picasso, Paris
  25.10 - 01.09.2009

Communiqué de presse

Dans le cadre de sa politique d’ouverture à l’art contemporain engagée en 2007, avec Gilles Peress lors de l’organisation de l’exposition 1937 / Guernica / 2007, le musée national Picasso donne aujourd’hui « carte blanche » à Daniel Buren.

Avant de devenir en 1985 le plus important musée au monde consacré à l’oeuvre de Picasso (la collection compte plus de 5000 oeuvres entrées principalement par dation dans les collections nationales), l’hôtel Salé abritait l’École des Métiers d’Arts où Daniel Buren poursuivit ses études (section peinture) à la fin des années 50. Quelques temps auparavant, à peine âgé de 17 ans, il rencontrait Pablo Picasso qui l’invita sur le tournage du Mystère Picasso (1955). 

50 ans plus tard, Daniel Buren investit les espaces du musée national Picasso. Dans ce travail programmé en plusieurs phases dont la durée s’étendra sur près d’une année, Daniel Buren accompagnera l’évolution en cours au musée.

Avec La Coupure, Daniel Buren réalise un premier « travail in situ » qui propose une relecture du bâtiment. La Coupure est constituée d’un mur bâti dans l’axe de la cour d’honneur et coupant le bâtiment à angle droit sur une hauteur de 16 mètres. Ce mur est maintenu par un échafaudage et une structure en bardeaux et panneaux de bois qui en fait partie intégrante. La surface du mur-écran est à son tour coupée par une diagonale sur toute sa longueur (plus de 35 mètres) délimitant deux grands triangles, l’un recouvert de miroirs et l’autre de panneaux noirs. Les deux matériaux utilisés sont des polycarbonates réfléchissants la lumière. Cette « lame » réfléchissante débute dans la cour sur 11 mètres de long, traverse tout le corps central du bâtiment sur ses trois étages et ressort par les fenêtres dans le jardin pour s’interrompre 11 mètres plus loin dans le jardin. 

Ce travail plastique de Daniel Buren comprend aussi la transformation visuelle des principaux espaces publics intérieurs de l’hôtel Salé : hall d’entrée, grand escalier, salon Jupiter. Le miroir est également utilisé dans ces espaces comme le moyen et le support du travail. Il permet une modulation sensible, optique et physique des espaces en occultant certaines ouvertures et passages ou en ouvrant des circulations et parcours inédits dans l’espace du musée. 

A ce jeu des miroirs, Daniel Buren ajoute la couleur pour traiter les hautes fenêtres en hémicycle sur la façade et la cour d’honneur ainsi qu’un marquage des contremarches du grand escalier. 





Archives expositions personnelles France

Daniel Buren, La Coupure, travail in situ

© ArtCatalyse / Marika Prévosto 2012. Tous droits réservés

Installation du 25 octobre 2008 au 1er septembre 2009. Musée national Picasso, Hôtel Salé, 5 rue de Thorigny - 75003 Paris. Tél./ +33 (0)1 42 71 25 21. Ouverture de 9h30 à 17h30 tous les jours sauf le mardi, le 25 décembre 2008 et le 1er janvier 2009.

Archives expositions personnelles (B)